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Le prix scientifique

La Fondation remet chaque année un prix de 150 000 euros destiné à récompenser et encourager des travaux scientifiques mis en oeuvre par une personne physique ou un groupe de personnes, dans le cadre d'une institution publique ou privée.

Grâce à ces aides financières et à la liberté totale dans le choix des bénéficiaires, la Fondation NRJ peut atteindre son objectif : aider la recherche scientifique et ainsi soulager ceux qui souffrent et qui sont seuls, démunis face à cette souffrance.

Appel à la candidature

Je suis chercheur en Neurosciences et je souhaite être soutenu par la Fondation NRJ

Candidater au prix scientifique

Les lauréats

  • 2017

       

    Développement cérébral périnatal dans les premières étapes de la vie chez l'homme

    Mickaël Tanter

    Jean-Yves Delattre

    Son orientation précoce en neuro-oncologie, a conduit Jean-Yves DELATTRE chez Jerome Posner, pionnier de la discipline, au MSKCC de New York (Memorial Sloan Kettering Cancer Center) dans les années 80.

       
  • 2016

       

    Développement cérébral périnatal dans les premières étapes de la vie chez l'homme

    Jamel Chelly

    Ghislaine DEHAENE-LAMBERTZ

    Pédiatre, Ghislaine Dehaene-Lambertz s’est rapidement intéressée au développement neurologique et cognitif du nourrisson.

       
  • 2015

       

    Neuro-Imagerie fonctionnelle

    Mickaël Tanter

    Mickaël Tanter

    Passionné par la physique et la médecine, Mickaël Tanter (École supérieure de Physique et Chimie industrielles, Paris) a consacré sa carrière à l’interface entre ces deux disciplines.

       
  • 2014

       

    La génétique et la pathophysiologie des maladies neurodéveloppementales

    Jamel Chelly

    Jamel Chelly

    Neurodéveloppement et neurogénétique : les axes d’une recherche de précision sur les causes des maladies neurodéveloppementales.

       
  • 2013

       

    La génétique des maladies génératives

    Massimo Zeviani

    Massimo Zeviani

    « Le prix NRJ va me permettre de poursuivre mes recherches qui mêleront biologie fondamentale et recherche clinique. Le but de cette recherche ...»

       
  • 2012

       

    Pathologie et Physiopathologie
    des troubles du sommeil

    Isabelle Arnulf

    Isabelle Arnulf

    Le Docteur Arnulf étudie les troubles du comportement nocturne par l’extériorisation des rêves lors du sommeil paradoxal...

       
    Medhi Tafti

    Medhi Tafti

    Le professeur Tafti étudie les causes neurobiologiques de la narcolepsie (maladie du sujet jeune avec...

       
  • 2011

       

    La Sclérose latérale amyotrophique

    Séverine Boilée

    Séverine Boilée

    Ayant effectué sa formation à San Diego dans le laboratoire du Pr Don W Cleveland, chercheur mondialement reconnu dans le domaine de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA)...

       
    Vincent Meininger

    Vincent Meininger

    Spécialiste clinique de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) reconnu en France et dans le monde, le Professeur Vincent Meininger a notamment découvert le seul traitement approuvé pour la SLA, le Riluzole. Professeur de Neurologie,...

       
  • 2010

       

    La maladie d’Alzheimer

    José Antonio Esteban

    José Antonio Esteban

    Après un doctorat ès sciences en 1992 à l’Université de Madrid, le Docteur José A. Esteban rejoint, en 1997...

       
    Bruno Dubois

    Bruno Dubois

    Né en 1952 à Boulogne (92), Bruno Dubois est Professeur de médecine à la Faculté de médecine Pitié Salpêtrière, depuis 1990. Il dirige l’équipe...

       
  • 2009

       

    La Douleur et ses traitements

    Louis gARCIA-lARREA

    Louis Garcia-Larrea

    Luis Garcia-Larrea, directeur de recherche INSERM et directeur de l’Unité Intégration Centrale de la Douleur...

       
    John N. Wood

    John N. Wood

    John N. Wood, professeur de Biologie Moléculaire au sein du Département de Biologie à University College of London...

       
  • 2008

       

    La sclérose en plaques

    Catherine Lubetzki

    Catherine Lubetzki

    Le docteur Catherine Lubetzki, professeur de neurologie, Unité INSERM 711 du département de Neurologie de l’hôpital de...

       
    Anne Baron-Van Vercooren

    Anne Baron-Van Vercooren

    Madame Anne Baron-van Evercooren, directeur de recherche, directeur-adjoint et responsable de l’Unité 546, laboratoire des pathologies de la myéline...

       
  • 2007

       

    Neuropsychologie cognitive et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine

    Béatrice Desgranges

    Béatrice Desgranges

    Madame Béatrice Desgranges, docteur en psychologie, Chargée de Recherche Inserm et leur équipe, pour leurs travaux...

       
    Francis Eustache

    Francis Eustache

    Le professeur Francis Eustache, docteur en psychologie, professeur de psychologie à l’université de Caen et directeur de l’unité de recherche...

       
  • 2006

       

    Pathologie du système visuel

    José-Alain Sahel

    José-Alain Sahel

    Le professeur José-Alain Sahel, chef de service d’ophtalmologie au Centre d’investigation clinique des Quinze-Vingts, directeur de l’Unité...

       
  • 2005

       

    Psychologie et pathologie de l'oreille interne

    Patrick Tran Ba Huy

    Patrick Tran Ba Huy

    Le professeur Patrice Tran Ba Huy, chef du service d’O.R.L. de l’hôpital Lariboisière à Paris et son équipe, et le professeur Guy Richardson de l’université de Sussex...

       
    Guy Richardson

    Guy Richardson

    Le professeur Patrice Tran Ba Huy, chef du service d’O.R.L. de l’hôpital Lariboisière à Paris et son équipe, et le professeur Guy Richardson de l’université de Sussex...

       
  • 2004

       

    Cellules souches, médecine régénérative et neurosciences

    Piotr Topilko

    Piotr Topilko

    Le docteur Piotr Topilko et son équipe (Inserm 368) de l’École normale supérieure pour leurs travaux sur le thème "Cellules souches, médecine régénérative et neurosciences".

       
  • 2003

       

    L'épilepsie chez l'enfant

    Olivier Dulac

    Olivier Dulac

    Le professeur Olivier Dulac et son équipe de l’université Paris V pour leurs travaux sur le thème "L’épilepsie chez l’enfant"

       
  • 2002

       

    La dépression chez les jeunes

    Antoine Degueney

    Antoine Guedeney

    Le professeur Antoine Guedeney et son équipe de la faculté de médecine Xavier-Bichat (Paris VII) sur le thème "La dépression chez les jeunes".

       
  • 2001

       

    Epidémiologie et prise en charge des difficultés des apprentissages fondamentaux chez les jeunes et les enfants

    Catherine Billard-Davou

    Catherine Billard-Davou

    Le docteur Catherine Billard-Davou et son équipe pour leurs travaux sur le thème "Épidémiologie et prise en charge des difficultés des apprentissages fondamentaux chez les enfants et les jeunes".

       
  • 2000

       

    La greffe de gènes humains

    Alain Fischer

    Alain Fischer

    Le professeur Alain Fischer et son équipe pour la réalisation d’une greffe de gènes humains.

       
 
Jean-Yves Delattre
  • Jean-Yves Delattre

  • Lauréat 2017

  • Développement cérébral périnatal dans les premières étapes de la vie chez l'homme

   

Son orientation précoce en neuro-oncologie, a conduit Jean-Yves DELATTRE chez Jerome Posner, pionnier de la discipline, au MSKCC de New York (Memorial Sloan Kettering Cancer Center) dans les années 80. De retour en France, il prend la direction du service de Neurologie Mazarin et crée avec ses collègues Marc Sanson et Khê Hoang-Xuan le laboratoire de Neuro-Oncologie (ainsi que la banque et la base de données cliniques des tumeurs cérébrales) de la Salpêtrière qui constitue un outil unique en Europe. Ses travaux sur la caractérisation moléculaire des tumeurs cérébrales ont permis d’identifier et de déterminer la pertinence de nouveaux biomarqueurs qui s’avèrent aujourd’hui précieux pour améliorer la prise en charge des patients et sont intégrés dans la nouvelle classification des tumeurs cérébrales de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Actuellement, son principal projet est de développer une unité de thérapie expérimentale qui puisse accélérer considérablement (« autoroute thérapeutique ») le transfert de thérapies innovantes au lit du patient.

Jean-Yves DELATTRE anime également le pôle des maladies du système nerveux à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Ghislaine DEHAENE-LAMBERTZ
  • Ghislaine DEHAENE-LAMBERTZ

  • Lauréat 2016

  • Développement cérébral périnatal dans les premières étapes de la vie chez l’homme

   

Pédiatre, Ghislaine Dehaene-Lambertz s’est rapidement intéressée au développement neurologique et cognitif du nourrisson. Au cours d’un DEA chez Jacques Mehler, pionner des sciences cognitives en France, elle découvre la richesse des apprentissages précoces du nourrisson et montre que les nouveau-nés sont déjà capables de reconnaître leur langue maternelle.

Cette année orientera définitivement son parcours vers la recherche dans le but de résoudre cette énigme : qu’est-ce qui permet au cerveau du petit homo sapiens d’apprendre si efficacement ? Bénéficiant du développement des méthodes d’imagerie cérébrale, elle les adapte au jeune enfant pour explorer les particularités de son organisation cérébrale et l’influence des apprentissages précoces sur les réseaux fonctionnels.

L’acquisition du langage est exemplaire de cette démarche : quelles sont les spécificités structurales et dynamiques initiales du cerveau qui permettent au nourrisson de découvrir les propriétés de transmission d’information de la parole et comment le cerveau du nourrisson converge-t-il progressivement vers les paramètres propres à sa langue maternelle en s’appuyant sur une architecture corticale universelle ?

Mickaël Tanter
  • Mickaël Tanter

  • Lauréat 2015

  • La neuro-imagerie cérébrale

   

Passionné par la physique et la médecine, Mickaël Tanter (École supérieure de Physique et Chimie industrielles, Paris) a consacré sa carrière à l’interface entre ces deux disciplines.

Après un diplôme d’ingénieur Supélec, il effectue une thèse sur l’application des concepts de réversibilité du temps en physique à la focalisation transcrânienne des ondes ultrasonores, dans le but de traiter de manière très ciblée des pathologies cérébrales. Il devient chercheur en 2000 au CNRS puis directeur de recherche à l’Inserm, et se spécialise dans le développement de méthodes d’imagerie et de thérapie innovantes, telles que l’échographie ultrarapide, l’imagerie quantitative d’élasticité, l’imagerie fonctionnelle de l’activité cérébrale par ultrasons. Profondément convaincu de ce modèle vertueux d’interface entre physique et médecine, il se consacre aujourd’hui avec son équipe à transformer ces idées de physiciens en des outils utilisés tous les jours par les médecins et les chercheurs d’autres domaines (biologie, neuroscience,…) pour servir les patients et répondre à des questions fondamentales en médecine.

Une recherche innovante pour une application clinique décisive : quel avenir pour la neuro-imagerie cérébrale ?

Mickaël Tanter travaille avec son équipe sur le développement de techniques innovantes d’imagerie et de thérapie médicales.
Il a développé au cours des 15 dernières années avec ses collègues le concept d’échographe ultrarapide capable d’atteindre plusieurs milliers d’images par seconde et voir ainsi les vibrations mécaniques du corps humain pour des applications multiples allant du diagnostic du cancer aux maladies cardiovasculaires.
En 2005, il fonde avec Jacques Souquet, Claude Cohen-Bacrie et Mathias Fink la société française Supersonic Imagine commercialisant cet échographe ultrarapide (plus de 1000 systèmes vendus dans le monde).
Il s’intéresse aussi aux applications cérébrales des ultrasons et notamment la possibilité de réaliser une thérapie non intrusive très ciblée de pathologies cérébrales en utilisant des faisceaux ultrasonores focalisés à travers le crâne. Il a exposé avec son équipe les preuves de concept de cette thérapie cérébrale par ultrasons de la physique jusqu’aux expérimentations pré-cliniques et prépare actuellement son transfert clinique.
Enfin, il a developpé avec ses collègues une technologie d’imagerie fonctionnelle ultrasonore de l’activité cérébrale (fUltrasound, par analogie à l’imagerie de résonance magnétique fonctionnelle - fMRI -), basée sur la détection ultrasensible des flux sanguins. Cette technologie 100 fois plus sensible que l’imagerie Doppler conventionnelle fait entrer l’échographie dans le domaine des neurosciences et permet pour la première fois de détecter par ultrasons les flux sanguins dans de très petits vaisseaux du cerveau, flux dont les variations subtiles sont liées à l’activité cérébrale. Le concept de fUltrasound (fUS), à la sensibilité et résolution spatiotemporelle inégalée (~100 µm et 200 ms) permet, par exemple, d’observer l’activation d’une colonne neuronale du cortex d’un rongeur lorsque l’on fait vibrer une de ses moustaches ou encore l’activité neuronale sur l’ensemble du cerveau du rongeur lors d’une crise d’épilepsie.

Les applications du fUS sont elles aussi importantes par leur portée dans les domaines des neurosciences, des sciences cognitives ou encore de l’imagerie cérébrale clinique. En clinique, elle pourrait être utilisée chez le nouveau-né pour qui l’IRMf est très difficile à réaliser, voire chez le fœtus et ainsi permettre de mieux comprendre le développement du cerveau. Côté recherche, le fUS va fournir aux neurobiologistes un outil sensationnel pour répondre à de nombreuses questions fondamentales sur le fonctionnement du cerveau (comment on ressent une odeur, comment et à quel endroits les crises d’épilepsie prennent naissance, comment les maladies neurodégénératives affectent le fonctionnement cérébral, comment le cerveau humain se développe,…).

Jamel Chelly
  • Jamel Chelly

  • Lauréat 2014

  • La génétique et la pathophysiologie des maladies neurodéveloppementales

   

Neurodéveloppement et neurogénétique : les axes d’une recherche de précision sur les causes des maladies neurodéveloppementales.

Depuis ses premiers travaux consacrés à l’étude de la transcription et de la transmission génétique, qui lui ont permis de spécifier le rôle du gène de la dystrophine dans les tissus normaux et pathologiques de patients atteints de myopathie de Duchenne et de Becker, le Professeur Chelly n’a cessé de s’intéresser à l’implication des facteurs génétiques dans la transmission et la pathogénie des maladies neuro-développementales.

Jamel Chelly s’est tout particulièrement illustré par ses travaux sur les déficiences intellectuelles (DI) associées ou non à des anomalies du développement du cortex cérébral. Au sein du consortium de recherche européen Euro-MRX, dont il est l’un des fondateurs, ses contributions ont permis de révéler l’implication de nombreux gènes localisés sur le chromosome X dans le dévelopement des DI. Il a ensuite développé des modèles animaux déficients pour les gènes de DI, et élaboré, en collaboration avec d’autres équipes, des explorations fonctionnelles complémentaires qui ont fourni des données convaincantes suggérant que les dérégulations subtiles du fonctionnement et de l’organisation synaptique (relais de communication entre cellules neuronales) seraient à l’origine du déficit des fonctions cognitives qui caractérise les DI sans malformation cérébrale.

Concernant les DI associées à des malformations du développement cérébral, Jamel Chelly a montré dans une série de travaux que certains processus cellulaires dépendants des microtubules (MTs) sont cruciaux pour le développement et l’organisation de l’architecture cellulaire du cortex cérébral. L’identification par son équipe du gène DCX (gène lié au chromosome X et codant pour la protéine Doublecortine) et de son implication dans de nombreux troubles de la migration neuronale a permis de mettre en évidence la capacité de certains gènes à s’associer aux microtubules, et pouvant être responsables, en fonction de leurs mutations, d’un spectre relativement large de défauts du développement du cortex et de microcéphalie associés à des formes sévères de déficience intellectuelle et d’épilepsie.

Les contributions de Jamel Chelly et de son équipe dans le domaine des malformations du développement cérébral et des déficiences intellectuelles sont largement reconnues et diffusées. Elles ont permis des avancées spectaculaires dans le diagnostic et dans la connaissance relative de ces pathologies.

Jamel Chelly en quelques mots

Jamel Chelly est diplômé de l’Université de Médecine de Sfax, en Tunisie.

Après un doctorat en génétique humaine à l’Université de Paris Descartes, il entre au CNRS en 1987. En 1991, il réalise avec le soutien du Cancer Research Fondation un stage post doctoral de trois ans à l’Institut de Médecine Moléculaire d’Oxford.

De retour en France, il crée en 1995 à l’Institut Cochin le Laboratoire de Génétique et physiopathologie de maladies neurodéveloppementales. Avec son équipe, il étudie les malformations cérébrales et développe des projets visant à identifier des gènes impliqués dans les déficiences intellectuelles (DI). Afin de favoriser les avancées de ses travaux de recherche, il crée avec d’autres scientifiques européens, le Consortium Européen sur les Déficiences Intellectuelles (Euro-MRX) qui joue un rôle décisif dans de nombreuses découvertes récentes touchant au rôle du chromosome X ou aux troubles de la migration neuronale.
Professeur depuis 2003 à l’Université de Paris Descartes, il dirige actuellement une équipe de recherche à l’Institut Cochin et un laboratoire de diagnostic des maladies génétiques à l’Hôpital Cochin.

Il poursuivra ses recherches dès l’année prochaine au sein de l’Université de Strasbourg et à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire.

Pour l’ensemble de ses contributions, il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses dont les médailles de bronze et d’argent du CNRS et le Prix de Recherche 2010 de l’Inserm.

Massimo Zeviani
  • Massimo Zeviani

  • Lauréat 2013

  • La génétique des maladies génératives

   

« Le prix NRJ va me permettre de poursuivre mes recherches qui mêleront biologie fondamentale et recherche clinique. Le but de cette recherche est de comprendre pourquoi la déficience mitochondriale conduit à la lésion cérébrale et comment corriger ou même endiguer la progression de la maladie chez les patients
Docteur Zeviani »

Fondateur du Département de Neurogénétique moléculaire à l’Institut Neurologique "Carlo Besta" de Milan, le docteur Massimo Zeviani a commencé ses recherches sur les maladies mitochondriales à l’Institut Neurologique de l’Université de Columbia aux États-Unis avant d’obtenir son doctorat à l’Université Paris V en 1996.

Les recherches du docteur Zeviani portent principalement sur la génétique des maladies mitochondriales, maladies qui affectent le système nerveux et les muscles squelettiques.
La complexité génétique et biochimique des mitochondries rend difficile le développement de traitements efficaces pour ces maladies. La recherche sur les gènes des maladies mitochondriales est essentielle pour comprendre la biologie des mitochondries.

Le docteur Zeviani s’est toujours attaché à mêler la recherche médicale sur des patients avec la science fondamentale afin de faire progresser la définition moléculaire et l’élucidation mécanique des maladies mitochondriales, pour développer à terme une thérapie efficace. Massimo Zeviani, s’appuyant sur des expérimentations animales depuis plusieurs années, a ainsi pu établir un agenda de transition pour le développement d’une thérapie expérimentale sur l’homme. Ce programme comprend trois étapes principales : l’activation de la biogénèse mitochondriale, le remplacement des cellules et des gènes dans les organismes malades et enfin la modulation de divers processus cellulaires parmi lesquels l’autophagie et l’apoptose mitochondriale.
Depuis janvier 2013, le Docteur Zeviani est professeur-chercheur à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni et a pris la suite de Sir John Walker, Prix Nobel de Chimie en 1997, à la tête de l’unité de biologie mitochondriale au sein du MRC (Medical Research Council).

Principaux résultats

Les principaux résultats du Dr Zeviani concernent les mécanismes moléculaires liant le dysfonctionnement mitochondrial à la neurodégénérescence, dans le but de développer une thérapie efficace.

À New-York, il a découvert que le syndrome sporadique mitochondrial de Kearns-Sayre (KSS) était précisément associé à une délétion de l’ADN mitochondrial. Il identifia avec son équipe les gènes principalement responsables de ce phénomène. Il a également participé à l’identification de plusieurs gènes et protéines responsables de maladies héréditaires parmi lesquels le gène SMN, responsable de l’amyotrophie spinale, la Paraplegin, protéine responsable de la paraplégie motrice héréditaire, ainsi que le Surf1, cause la plus fréquente du syndrome de Leigh. À partir de là, il a fait la découverte d’un grand nombre de gènes participant à la neurodégénérescence mitochondriale et des protéines correspondantes.

Une approche méthodologique multidisciplinaire

L’hétérogénéité et la complexité des maladies mitochondriales requièrent une approche multidisciplinaire, tant dans le diagnostic que dans les recherches. La première source du docteur Zeviani est l’observation clinique des patients, de laquelle découlent ensuite une analyse biochimique et si besoin une étude d’ADN.

Isabelle Arnulf
  • Isabelle Arnulf

  • Lauréat 2012

  • Pathologie et Physiopathologie des troubles du sommeil

   

Le Docteur Arnulf étudie les troubles du comportement nocturne par l’extériorisation des rêves lors du sommeil paradoxal des patients plus âgés. La compréhension de ces troubles du comportement en sommeil paradoxal est essentielle car elle peut permettre d’anticiper et de prévenir le déclenchement de la maladie de Parkinson ou de démence chez les personnes du troisième âge.

Présentation des travaux de Isabelle Arnulf

Neurologue et directrice de l’unité des pathologies du sommeil de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Isabelle Arnulf étudie les pathologies neurologiques du sommeil comme des modèles pour comprendre comment fonctionne le cerveau pendant le sommeil.

Ses travaux se concentrent principalement sur les troubles comportementaux lors du sommeil paradoxal qui se manifestent par une extériorisation des rêves. Celle-ci prend parfois la forme d’une simulation de comportements primitifs tels que la bagarre. Cette éthologie nocturne est un outil exceptionnel qui permet de tester différentes hypothèses sur les interactions corps-esprit durant le sommeil. Cela permet aussi de repérer les sujets à risque de maladie de Parkinson ou de démence, par la détermination de mécanismes spécifiques.

Medhi Tafti
  • Mehdi Tafti

  • Lauréat 2012

  • Pathologie et Physiopathologie des troubles du sommeil

   

Le professeur Tafti étudie les causes neurobiologiques de la narcolepsie (maladie du sujet jeune avec endormissements brutaux causés par la destruction d’une région du cerveau où un neurotransmetteur appelé hypocrétine est produit).

Présentation des travaux de Mehdi Tafti

Créateur du premier laboratoire dédié à la génétique moléculaire des troubles du sommeil à Genève en 1995, professeur à l’Université de Lausanne et codirecteur du Centre de recherches et d’investigation sur le sommeil (Centre Hospitalo-Universitaire de Vaudois à Lausanne) depuis 2004, Mehdi Tafti est spécialisé dans la recherche consacrée à la génétique du sommeil et aux troubles du sommeil.
Après avoir démontré que le besoin de sommeil était d’origine génétique en 2001, son laboratoire s’est penché sur les causes de la narcolepsie en identifiant la cause auto-immune. Son objectif aujourd’hui est de découvrir les mécanismes de la participation immunitaire dans le développement de cette maladie auto-immune, ainsi que la compréhension de la destruction des neurones à hypocrétines, à partir d’un modèle cellulaire. Cette démarche est orientée vers une éventuelle mise en place d’une "thérapie cellulaire pour la narcolepsie".

Séverine Boilée
  • Séverine boilée

  • Lauréat 2011

  • La scérose latérale amyotrophique

   

Ayant effectué sa formation à San Diego dans le laboratoire du Pr Don W Cleveland, chercheur mondialement reconnu dans le domaine de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), le Docteur Séverine Boillée est à la pointe de la recherche fondamentale dans ce domaine, et est en lien avec la communauté scientifique internationale traitant de cette maladie. Ses recherches ont permis d'établir pour la SLA la participation des cellules autres que les motoneurones à la dégénérescence neuronale, ainsi que le concept de dégénérescence non autonome des motoneurones, du fait de l'implication de l'environnement. Depuis 2008 elle est chercheur INSERM et responsable du projet " Rôle de la microglie lors de la dégénérescence motoneuronale dans les modèles de Sclérose Latérale Amyotrophique ", en collaboration avec le Professeur Vincent Meininger.

La sclérose latérale amyotrophique
Cette maladie est caractérisée par une dégénérescence prématurée des neurones moteurs centraux et périphériques, qui entraîne une atrophie musculaire progressive débutant généralement entre 50 et 60 ans, et menant à une paralysie le plus souvent fatale dans les 1 à 5 ans. Elle est également appelée maladie de Charcot, du nom de Jean-Martin Charcot qui la découvrit en 1865 à l'hôpital de la Salpêtrière. La SLA est la maladie du motoneurone la plus fréquente chez l'adulte, dont le risque d'atteinte augmente avec l'âge et correspond à 1 pour 1000 à l'âge de 65 ans. Les cas sont le plus souvent sporadiques (90 %), d'origine indéterminée et probablement multifactorielle (causes environnementales et endogènes). Plusieurs pistes de recherche sont développées dans le but de définir d'éventuels croisements entre les facteurs exogènes (environnementaux) et endogènes (liés aux mécanismes physiologiques). Les 10 % restants correspondent aux cas hérités (Familial Amyotrophic Lateral Sclerosis, FALS), et sont cliniquement similaires aux cas sporadiques.

Vincent Meininger
  • Vincent Meininger

  • Lauréat 2011

  • La scérose latérale amyotrophique

   

Ayant effectué sa formation à San Diego dans le laboratoire du professeur Don W Cleveland, chercheur mondialement reconnu dans le domaine de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), le docteur Séverine Boillée est à la pointe de la recherche fondamentale dans ce domaine, et est en lien avec la communauté scientifique internationale traitant de cette maladie.

Spécialiste clinique de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) reconnu en France et dans le monde, le Professeur Vincent Meininger a notamment découvert le seul traitement approuvé pour la SLA, le Riluzole.

José Antonio Esteban
  • José Antonio Esteban

  • Lauréat 2010

  • La maladie d’Alzheimer

   

Après un doctorat ès sciences en 1992 à l’Université de Madrid, le Docteur José A. Esteban rejoint, en 1997, le laboratoire du Professeur Roberto Malinow, au Cold Spring Harbor Laboratory (New York, Etats-Unis). Il aborde le champ de la plasticité synaptique en conjuguant les techniques de virologie, de biologie moléculaire et de génétique.

Bruno Dubois
  • Bruno Dubois

  • Lauréat 2010

  • La maladie d’Alzheimer

   

Né en 1952 à Boulogne (92), Bruno Dubois est Professeur de médecine à la Faculté de médecine Pitié Salpêtrière, depuis 1990. Il dirige l’équipe Inserm Cognition, imagerie et maladies du Cerveau de l’UMR 975. Il est aussi responsable du Centre des Maladies Cognitives et Comportementales et de l’Institut de la Mémoire et de la Maladie d’Alzheimer (IM2A) à l’Hôpital de la Salpêtrière.

Louis Garcia-Larrea
  • Louis Garcia-Larrea

  • Lauréat 2009

  • La Douleur et ses traitements

   

Luis Garcia-Larrea, directeur de recherche INSERM et directeur de l’Unité Intégration Centrale de la Douleur à Lyon (France) et John N. Wood, professeur de Biologie Moléculaire au sein du Département de Biologie à University College of London pour leurs travaux sur le thème : "La douleur et ses traitements".

John N. Wood
  • John N. Wood

  • Lauréat 2009

  • La Douleur et ses traitements

   

Luis Garcia-Larrea, directeur de recherche INSERM et directeur de l’Unité Intégration Centrale de la Douleur à Lyon (France) et John N. Wood, professeur de Biologie Moléculaire au sein du Département de Biologie à University College of London pour leurs travaux sur le thème : "La douleur et ses traitements".

Catherine Lubetzki
  • Catherine Lubetzki

  • Lauréat 2008

  • La sclérose en plaques

   

Le docteur Catherine Lubetzki, professeur de neurologie, Unité INSERM 711 du département de Neurologie de l’hôpital de La Pitié Salpêtrière et Madame Anne Baron-van Evercooren, directeur de recherche, directeur-adjoint et responsable de l’Unité 546, laboratoire des pathologies de la myéline et des canaux ioniques musculaires à la Faculté de médecine Pitié-Salpêtrière, pour leurs travaux de recherche sur le thème : "La sclérose en plaques".

Anne Baron-Van Vercooren
  • Anne Baron-Van Vercooren

  • Lauréat 2008

  • La sclérose en plaques

   

Le docteur Catherine Lubetzki, professeur de neurologie, Unité INSERM 711 du département de Neurologie de l’hôpital de La Pitié Salpêtrière et Madame Anne Baron-van Evercooren, directeur de recherche, directeur-adjoint et responsable de l’Unité 546, laboratoire des pathologies de la myéline et des canaux ioniques musculaires à la Faculté de médecine Pitié-Salpêtrière, pour leurs travaux de recherche sur le thème : "La sclérose en plaques".

Béatrice Desgranges
  • Béatrice Desgranges

  • Lauréat 2007

  • Neuropsychologie cognitive et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine

   

Le professeur Francis Eustache, docteur en psychologie, professeur de psychologie à l’université de Caen et directeur de l’unité de recherche E0218 Inserm-EPHE-Université de Caen Basse Normandie (Laboratoire de Neuropsychologie et GIP Cyceron de Caen) et Madame Béatrice Desgranges, docteur en psychologie, Chargée de Recherche Inserm et leur équipe, pour leurs travaux de recherche dans l’Unité intitulée "Neuropsychologie cognitive et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine".

Francis Eustache
  • Francis Eustache

  • Lauréat 2007

  • Neuropsychologie cognitive et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine

   

Le professeur Francis Eustache, docteur en psychologie, professeur de psychologie à l’université de Caen et directeur de l’unité de recherche E0218 Inserm-EPHE-Université de Caen Basse Normandie (Laboratoire de Neuropsychologie et GIP Cyceron de Caen) et Madame Béatrice Desgranges, docteur en psychologie, Chargée de Recherche Inserm et leur équipe, pour leurs travaux de recherche dans l’Unité intitulée "Neuropsychologie cognitive et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine".

José-Alain Sahel
  • José-Alain Sahel

  • Lauréat 2006

  • Pathologie du système visuel

   

Le professeur José-Alain Sahel, chef de service d’ophtalmologie au Centre d’investigation clinique des Quinze-Vingts, directeur de l’Unité mixte de recherche INSERM à l’université Paris VI et chef de service du nouveau département consacré aux maladies vitro-rétiniennes créé au sein de la Fondation ophtalmologique Rothschild, et son équipe pour leurs recherches sur le thème "Pathologie du système visuel" portant sur les rétinopathies pigmentaires et la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Patrick Tran Ba Huy
  • Patrick Tran Ba Huy

  • Lauréat 2005

  • Psychologie et pathologie de l'oreille interne

   

Le professeur Patrice Tran Ba Huy, chef du service d’O.R.L. de l’hôpital Lariboisière à Paris et son équipe, et le professeur Guy Richardson de l’université de Sussex en Grande-Bretagne et son équipe pour leurs travaux sur le thème "Physiologie et pathologie de l’oreille interne".

Guy Richardson
  • Guy Richardson

  • Lauréat 2005

  • Psychologie et pathologie de l'oreille interne

   

Le professeur Patrice Tran Ba Huy, chef du service d’O.R.L. de l’hôpital Lariboisière à Paris et son équipe, et le professeur Guy Richardson de l’université de Sussex en Grande-Bretagne et son équipe pour leurs travaux sur le thème "Physiologie et pathologie de l’oreille interne".

Piotr Topilko
  • Piotr Topilko

  • Lauréat 2004

  • Cellules souches, médecine régénérative et neurosciences

   

Le docteur Piotr Topilko et son équipe (Inserm 368) de l’École normale supérieure pour leurs travaux sur le thème "Cellules souches, médecine régénérative et neurosciences".

Olivier Dulac
  • Olivier Dulac

  • Lauréat 2003

  • L’épilepsie chez l’enfant

   

Le professeur Olivier Dulac et son équipe de l’université Paris V pour leurs travaux sur le thème "L’épilepsie chez l’enfant".

Antoine Guedeney
  • Antoine Guedeney

  • Lauréat 2002

  • La dépression chez les jeunes

   

Le professeur Antoine Guedeney et son équipe de la faculté de médecine Xavier-Bichat (Paris VII) sur le thème "La dépression chez les jeunes".

Catherine Billard-Davou
  • Catherine Billard-Davou

  • Lauréat 2001

  • Epidémiologie et prise en charge des difficultés des apprentissages fondamentaux chez les jeunes et les enfants

   

Le docteur Catherine Billard-Davou et son équipe pour leurs travaux sur le thème "Épidémiologie et prise en charge des difficultés des apprentissages fondamentaux chez les enfants et les jeunes".

Alain Fischer
  • Alain Fischer

  • Lauréat 2000

  • Greffe de gènes humains

   

Le professeur Alain Fischer et son équipe pour la réalisation d’une greffe de gènes humains.